T’es pas game de me parler
Une étudiante de la Faculté de médecine lance une initiative originale pour la Semaine de prévention du suicide.

Cette semaine au Vandry, de nouvelles amitiés pourraient se nouer grâce à un simple macaron vert lime. C’est ce que souhaite Stéphanie Lacoursière, étudiante à la maîtrise en physiothérapie, responsable de l’activité « T’es pas game de me parler » qui se tient dans le cadre de la Semaine de prévention du suicide à l’UL.

Le concept est simple. Des macarons conçus par Khadi Ndao, étudiante en ergothérapie, sont disponibles tous les jours cette semaine de 11h30 à 13h30 au kiosque d’information dans le hall du Vandry. Quiconque en porte un est ouvert à se faire adresser la parole par de purs inconnus. « On veut créer une atmosphère conviviale, une atmosphère d’ouverture face à l’autre. On a souvent peur d’aborder les gens qu’on ne connaît pas de peur de se faire juger ou rejeter. Cette semaine, on se force à laisser tomber les barrières. C’est un peu comme un « payez au suivant » de sociabilité. Cette activité s’inscrit bien dans la Semaine de prévention du suicide puisque les attitudes que nous voulons encourager veulent contrer l’isolement et la solitude », m’explique Stéphanie.
Cette idée de Semaine de la sociabilité a germé dans la tête de Stéphanie à la suite de son stage de quelques mois au Sénégal l’été dernier.

« J’ai senti une telle chaleur humaine là-bas. Jamais je ne me suis sentie seule. Le contact avec les gens était tellement facile à établir! Dans la rue, on me saluait sans cesse ou on me souriait tout simplement. On s’intéressait à moi. Au début, je me disais que c’était peut-être parce que j’étais blanche. Mais rapidement, je me suis rendue compte que la couleur de ma peau n’y était pour rien. Même entre eux, les Sénégalais faisaient la même chose. »
Cet accueil et cette facilité à entrer en relation avec les autres ont permis à Stéphanie de bien s’intégrer à la culture sénégalaise.


« Rapidement, j’ai senti que j’appartenais à cette communauté, que j’étais impliquée dans cet environnement. Je n’étais pas de trop. C’est ce sentiment que j’aimerais essayer de transmettre. Être ouvert à l’autre apporte une grande joie et un sentiment de bien-être qui se multiplie. Et de petits gestes suffisent! Un sourire, un signe de la main, un simple « bonjour! » lancé au détour d’un corridor. »
Avant de lancer l’idée de la Semaine de la sociabilité, Stéphanie a commencé par s’amuser un peu lorsqu’elle prenait l’autobus. « À la mi-septembre, j’ai tenté une expérience. Assise dans l’autobus, j’adressais la parole à la personne à côté de moi. Au début, les gens étaient gênés et me demandaient, un peu embêtés, « est-ce qu’on se connaît? ». La plupart du temps, je finissais quand même par discuter avec eux un bon 15 minutes! » Comme quoi les gens ne sont pas fermés à entrer en contact avec l’autre, même si cet autre est inconnu. « On s’écarte un peu des conventions sociales ici quand on parle à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Mais ça apporte tellement de bien au final! »
En discutant avec d’autres étudiants de la Faculté de médecine, Stéphanie a réussi à mettre sur pied son projet durant l’automne. « Plusieurs groupes et associations étudiantes de la Faculté ont embarqué dans l’aventure. La Direction des affaires étudiantes nous a aussi donné son appui. J’espère créer un engouement durant cette semaine, mais j’espère que ces nouvelles habitudes s’intégreront ensuite à la vie quotidienne des gens. La réussite de l’événement dépend de la façon d’agir de ces personnes. Et je suis confiante que même les plus sceptiques se surprendront à aimer se faire sourire et à sourire en retour! »
Ne reste plus qu’à souhaiter à Stéphanie de manquer de macarons d’ici la fin de la semaine!




3 Commentaires
Johanne L Lahaie
8 février 2013Bravo,
Quelle belle initiative, un sourire, un petit mot à ceux que l’on cotoie entraînent toujours une sensation de « petits soleils » dans la journée même si pafois cette réaction est imperceptible…. c’est une ouverture…….
" T’es pas game de me parler" | Semaine de la sociabilité ou de la prévention du suicide | Enseignement Québec | Scoop.it
5 février 2013[...] Cette semaine au Vandry, de nouvelles amitiés pourraient se nouer grâce à un simple macaron vert lime. C’est ce que souhaite Stéphanie Lacoursière, étudiante à la maîtrise en physiothérapie, responsable de l’activité « T’es pas game de me parler » qui se tient dans le cadre de la Semaine de prévention du suicide à l’UL. [...]
dany
4 février 2013parle moi je taide dans ta cause mais la nouvelle revollusion des jeune la droque sen savoire les risque chimique lhumain cest comme une plante cultive la bonne chosse par la voie explique les chosse de la bonne facon cest un sujet pas rappor mais vien me parle